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Monday, July 17, 2017

DX sur le 11 metres , la tribu des cibistes

PORTRAITS DE DXSEURS
VINCENT LE DX POUR SE CULTIVER:

Suite de cet article https://hamspheref0duw.blogspot.fr/2017/07/la-cb-27-mhz-jusquau-bout-du-monde.html
Routier pendant dix ans, Vincent est ensuite devenu ouvrier en usine pour avoir une vraie vie familiale et rester plus longtemps auprès de son jeune fils. Cela ne l'a pas empêché de garder intacte sa soif du voyage. Mais quand on gagne à peine plus que le SMIC, c'est dur de voir du pays; c'est même dur de vivre. Malgré ces conditions précaires, Vincent reste un être curieux de tout; une curiosité qu'il a malheureusement du mal à satisfaire dans sa vie de tous les jours. Et puis dans la campagne du nord de la France, les nuits sont longues, les journées pluvieuses et les loisirs rares.
Quand il était routier il utilisait la CB pour être en contact avec ses collègues, aujourd'hui elle est devenue son moyen d'évasion. Ce qui le passionne maintenant ce sont les contacts longues distances, à tel point d'ailleurs qu'il a abandonné les autres types de modulations. <<Le local, c'est un peu toujours la même chose, les engueulades, les bandes de copains....Moi je rêvais de grandes aventures. Ma femme quant à elle ne supportait plus du tout cette situation où l'on avait plus aucune vie de couple.>>
Le DX pour lui c'est une façon de se cultiver, de rêver et une source d'enrichissement permanente : <<Il suffit que j'allume mon TX pour que l'aventure commence. Auparavant j'étais nul en géographie, incapable de dire où se trouvait le Mexique. Aujourd'hui je sens vraiment que je possède un plus par rapport à mon entourage. J'ai des amis sur tous les continents.>>
Malgré ses modestes moyens, il n'a pas hésité pour pour satisfaire sa dévorante passion, à s'équiper d'un matériel toujours plus performant : un poste en BLU d'abord, puis l'amplificateur linéaire enfin comble du comble l'antenne directive orientable grâce avec une simple manette. Il rêve aujourd'hui de s'acheter un Yaesu pour pouvoir écouter les bandes maritimes : le Yaesu est aux amateurs de radio, ce qu'est la Roll Royce aux automobilistes : le nec plus ultra. De temps en temps sa femme proteste parce qu'ils n'ont pas encore de machine à laver la vaisselle, mais elle doit reconnaître qu'il ne fait plus d'autres dépenses.
Très vite Vincent a senti le besoin de faire parti d'un club pour pouvoir partager sa passion, mais aussi pour progresser techniquement. Il a donc rejoint les "Charlie Delta Charlie". Et puis un jour il s'est aperçu qu'un voisin pratiquait également la BLU. Ils ont donc fondé une section locale. Deux ans plus tard, ils sont une dizaine à se réunir chaque semaine brandissant leurs derniers "QSL", se refilant des tuyaux techniques, et organisant des DXpéditions lorsque que reviennent les beaux jours. Ils se contentent pour l'instant d'aller en Belgique ou en Baie de Somme, mais ils espèrent convaincre un sponsor de financer un voyage dans les Alpes.
Comme beaucoup de cibistes, Vincent rêve d'avoir le temps de passer sa licence de radio amateur pour avoir accès à du matériel encore plus perfectionné. Il aimerait bien aussi créer sa radio libre pour r exprimer tout ce qu'il a à dire. Quand il a un rêve, il va jusqu'au bout et ça ne m'étonnerait pas que le département du Nord entende bientôt parler de lui.



HUBERT MONTAILLOUX QRZ 1ZZ198 LE GLOBE TROTTER DES ONDES
Préretraité à 52 ans, après une vie professionnelle très active, Hubert Montailloux serait sans doute devenu un grand père bien tranquille s'il n'avait été piqué par le virus du DX. C'est pour continuer, du Périgord, à mener à distance des parties d'échecs avec ses amis Parisien qu'il a acheté son premier poste. Il lui a très rapidement découvert de nombreuses autres utilisations.
Connaissez-vous un moyen de vous faire plein d'amis aux quatre coins du globe sans bouger de chez vous? Hubert Montailloux, l'a trouvé grâce à la CB. Isolé dans la nature, à des dizaines de kilomètres de la première ville, il peut cependant se vanter de mener une vie beaucoup plus cosmopolite que n'importe quel Parisien et son ermitage est devenu un véritable noeud de communications mondiales par lequel transitent des interlocuteurs du monde entier. Il n'y a guère d'autre technique qui permette de tels exploits. Certes, il existe des réseaux d'information électronique, sorte de messageries télématiques planétaires, mais leurs coûts restent beaucoup plus élevés et ils offrent une convivialité bien moins grande. Si pour le novice le DX est une pratique complètement aléatoire (on capte rarement le même pays ou les mêmes correspondants...) exercé avec un matériel très perfectionné et avec un solide apprentissage, il peut cependant devenir presque aussi simple que de passer un coup de fil.

Hubert etait souvent dans QSM mag la revue des cibistes amateurs de DX
https://www.radioamateurs-online.fr/wp-content/uploads/2017/04/QSO-Magazine-1989-03-No084.pdf

Source de ce PDF Radioamateurs-online



Hubert Montailloux (RATM 198 pour les plaisanciers et Zoulou Zoulou pour les autres) est sans aucun doute le plus connu des DXseurs Français : sur tous les continents, sur tous les océans sa voix de stentor résonne, prodiguant chaleur, amitié, réconfort et conseils en tout genre.
Il a accumulé tant de contacts que, désormais, il est rare qu'il copie une station pour la première fois. Contrairement à la plupart des DXseurs qui pratiquent la chasse aux contacts, ce qui intéresse Hubert Montailloux ce sont les échanges conviviaux et les relations suivies.
Le DX est devenu pour lui une nouvelle famille. Il a rencontré bien plus de personnes ces quinze dernières années que pendant le reste de sa vie : plus de 35 000 contacts avec 6000 stations différentes c'est-à-dire l'équivalent de 3 millions de francs de communication téléphonique. Il a même réussi à avoir plus de 300 contacts avec la même station, instaurant ainsi une véritable relation d'amitié et de confidences. Il n'est pas rare d'ailleurs qu'il poursuive un QSO par des échanges épistolaires.



Les surprises de la BLU:
Partie d'échecs, cours de langue, organisation de conférences internationales,... il n'y a guère d'activité qu'Hubert Montailloux n'ait réussi à mener à bien par la voie des ondes. Des anecdotes sur la CB, il en a des milliers à raconter : il a même radioguidé un automobiliste de Kinshasha grâce à un plan que lui avait envoyé un de ses correspondants. Une autre fois il lui est aussi arrivé de moduler avec un pilote d'avion dont il suivait la trajectoire grâce à son antenne directionnelle.
Dame "Propag" joue parfois de bien mauvais tours empêchant de copier la station que l'on souhaite. C'est là qu'intervient la chaîne d'amitié, d'autres cibistes se chargent de répercuter l'appel jusqu'au bon interlocuteur. Hubert Montailloux a ainsi déjà fait le relais entre deux stations du Zaïre qui n'arrivaient pas à s'entendre.
Tout le secret de sa réussite technique, Hubert Montailloux le doit à son antenne extrêmement perfectionnée, (une Delta Loop 4 éléments) qui lui permet de surmonter la plupart des difficultés de la propagation. Il lui suffit de la pointer vers une direction donnée et de se caler sur les canaux adéquats pour aussitôt recevoir le pays de son choix. Chaque pays possède ses propres canaux d'appel. Il les maîtrise comme d'autres savent jongler avec les cartes routières.
Une des grandes passions d'Hubert Montailloux c'est l'écoute des navigateurs (les "mobiles maritimes" comme on les appelle chez les cibistes) : familles recommençant une nouvelle vie au grès des Alyzées, loups de mer, retraités partis prendre un bol d'air..... Chaque année plusieurs centaines de Français abandonnent maison, travail et amis pour partir plusieurs années en voilier à la découverte du globe, la plupart emportent une CB pour rester en contact avec la métropole. Il fait partie de l'association Radio Assistance Terre Mer ( RATM ) dont la mission est d'aider les plaisanciers.
Il suit régulièrement la trajectoire d'une trentaine de bateaux de plaisance sur une carte du monde, notant leur parcours à l'aide de punaises multicolores, vivant presque en direct les aléas de leur croisière. Outre la convivialité ou les parties d'échecs, Hubert Montailloux leur apporte de nombreux services : recherche de pièces de rechanges, informations à transmettre à leur famille,.... Il avoue qu'il lui est même arrivé, bien que cela soit interdit, de relayer directement un appel de CB sur téléphone : convaincu de l'importance du contact il appelle la famille de son interlocuteur et celle-ci peut lui parler. Il s'occupe parfois de retransmettre des appels de détresse au Centre de Communication Maritimes de Saint Lys. D'autre fois par la voie des ondes il part à la recherche d'un bateau dont on est sans nouvelle depuis plusieurs semaines.
Hubert Montailloux est également en contact avec de nombreux Français expatriés en Amérique Latine ou sur le continent Africain, perdus au milieu de la brousse et à mille lieux de leurs premiers compatriotes. La CB constitue souvent l'unique lien avec leur pays natal. Mais faire de la CB dans ces contrées est strictement interdit, ils peuvent à tout moment se faire repérer par les forces de l'ordre qui les jeteraient en prison sans hésitations.
Mais la CB serait resté pour Hubert Montailloux un loisir incomplet s'il n'avait pu aller à la rencontre de ses interlocuteurs. Lorsque certains s'achètent un guide touristique pour choisir la destination de leur vacance, lui, il pointe son antenne vers les lieux qu'il désire découvrir. Un mois par an il prend son bâton de pèlerin et parcourt les continents pour aller rendre visite à ses correspondants: une année c'est l'Afrique, l'année suivante la Chine; partout il est accueilli comme un vieil ami. Il a parfois plus d'une centaine de correspondants dans un même pays.
Si Hubert Montailloux a la soif du voyage, il a également la volonté de venir en aide aux populations dans le besoin donnant ainsi une dimension humanitaire à sa passion. Il le fait en prêtant main forte aux <<voiliers de l'espoir>> de son ami Pierre Ribes. Ancien ingénieur de plate-forme pétrolière, mis en invalidité à la suite d'un grave accident professionnel, celui-ci a décidé de parcourir les mers pour apporter des médicaments aux populations dans le besoin. La CB des deux amis assure la liaison entre le bateau et la métropole.



Microscope à immersion, couveuses, chambre antiseptique, appareil de dialyse... Hubert Montailloux peut trouver presque de tout grâce à la CB.
Il lance des appels à travers l'éther, les stations amies les retransmettent à leur tour et, comme par miracle, il reçoit quelques semaines plus tard le matériel demandé. La CB s'avère souvent plus efficace que les autres média comme la presse ou la télévision qui ne permettent pas un échange aussi direct et personnalisé. Créer une classe de français dans un institut de langues en Pologne, fournir tout l'équipement nécessaire à une salle d'opération, permettre l'adoption de trois enfants d'Amérique Latine grâce à ses relations radio.... Il ne passe plus une année sans qu'Hubert Montailloux ne lance un nouveau projet humanitaire et la radio s'avère à chaque fois un auxiliaire irremplaçable
Mais, Hubert de Montailloux ne se contente pas de faire de l'humanitaire à domicile, il part aussi sur le terrain. Ses compétences en radiocommunication lui ont permis de devenir le responsable des transmissions du détachement anti-catastrophedes sapeurs Pompier de Vitry Chatillon. Il les a accompagnés en Iran pour assurer l'assistance radio lors du tremblement de terre de 1990. Les Gardiens de la Révolution ont été très surpris de la facilité avec laquelle en se servant d'un poste pas plus gros qu'une radio il pouvait coordonner l'ensemble de sauveteurs. Ce dont ils ne se doutaient pas, c'est qu'il déjouait leur censure en communiquant également avec les cibistes des autres pays. Cela ne leur aurait sûrement pas plu. A ce moment là, il était même un des rares Français capable de communiquer hors d'Iran, communiquant ainsi des informations à l'Agence France Presse.
Toutes ses activités liées à la CB procurent à Hubert Montailloux une vie passionnante et bien remplie. Sa seule déception, c'est que la propagation devient de plus en plus mauvaise. "Au début des années 80, j'arrivais à établir plus de 30 contacts par jours. Aujourd'hui, je peux m'estimer heureux si j'en fait trois ou quatre. "Il ne lui reste plus qu'à attendre l'an 2000. Le cycle solaire sera alors revenu au plus haut de sa courbe et favorisera à nouveau la propagation ionosphérique.

Hubert qui est SK avait écrit un livre que l'on peu trouvé en occasion